Recyclage fibres de carbone : les entreprises définissent leurs « raisons d’être »

Recyclage fibres de carbone : les entreprises définissent leurs « raisons d’être »

C’est un des effets de la loi Pacte, en vigueur depuis mai 2019, dont le contenu tend à inclure les entreprises dans l’orientation des politiques environnementales et sociétales. Les dirigeants peuvent dorénavant inscrire dans les statuts de leurs sociétés, une « raison d’être ». 


Mais qu’est-ce qu’une « raison d’être » et pourquoi nous vous en parlons ? Afficher des objectifs d’intérêt général dépassant les frontières fonctionnelles et économiques des entreprises est une chose. Les graver dans ce qui est censé constituer l’ADN de l’entreprise, le socle auquel tous les membres et partenaires adhérent, en est une autre. Dépasser la recherche du profit à court terme sans effacer la notion de lucrativité pour voir au de-là, réduire les impactes néfastes et agir là où l’urgence se fait ressentir. 


S’il y a bien un sujet qui mérite que les entreprises concernées par la fibre de carbone consacrent une « raison d’être », c’est l’engagement en faveur de l’amélioration continue du traitement éco-responsable des matériaux carbone. Ce qui peut renvoyer au rapport, plus généraliste, que les entreprises pourvoyeuses de déchets entretiennent avec le traitement de ces derniers. 


Pour que des solutions de valorisation viables émergent et s’installent de façon pérenne, il faut consentir à quelques efforts, qui s’avèreront payants par la suite. Ne pas vouloir impérativement gagner de l’argent avec ses déchets, ou accepter d’en gagner moins, pour dynamiser la filière, lui donner toutes ses chances d’arriver à maturité. Voilà qui ferait une « raison d’être » utile sur le plan environnemental, pour ce qu’elle détournerait de l’enfouissement, et sociétal, avec la création de nouveaux emplois.


Le concept d’éco-responsabilité tient en deux mots et les deux sont à prendre au sérieux. L’éco-conception, la réparation, l’up-cycling et le recyclage, dans des proportions conséquentes, ne sont plus à prouver. Il convient désormais d’organiser les connections entre les flux et les besoins, de mettre à profit les technologies, de contribuer à les rendre plus efficientes et d’intégrer de la matière valorisée dans une diversité de domaines d’application. En tout état de cause, nous, c’est notre raison d’être.

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