Le Maroc, terre d’avenir des matériaux composites

Le Maroc, terre d’avenir des matériaux composites

Le marché de la fibre de carbone est internationalisé.

Il dépasse de très loin les frontières de l’hexagone et même celles du vieux continent. Solidement implanté outre Atlantique et en Asie, il a également pris racine au Maroc pour y prospérer à une vitesse fulgurante. Les plus grandes entreprises y ont installé des unités de production ou d’exploitation de la matière, comme par exemple Hexcel, Safran, Stelia, Daher, Bombardier, Airbus et Boncing.

Le pays du moyen atlas est ainsi devenu incontournable dans la course à l’innovation industrielle.

Le Maroc a décelé dans cette manne que représente le marché des composites, une dynamique dont il fallait se saisir en exigeant d’elle qu’elle tire vers le haut du point de vue sociétal et économique.

En mars 2018, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle usine Hexcel à Casablanca, le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie digitale, Monsieur Mly Hafid Elamy, a déclaré que « l’enjeu pour le Maroc était d’augmenter l’intégration locale et la création d’emplois qualifiés en donnant vie à un écosystème autour de l’économie des composites. » C’est cet écosystème qui établira des passerelles entre l’activité économique et l’environnement dans lequel elle prend place. C’est une vision saine, encouragée par le réseau Recycling Carbon, et qui le sera encore davantage si elle intègre dès à présent des notions de traitement écoresponsable des déchets en fibre de carbone.

Le déploiement d’une filière de recyclage de ce type de matériaux activerait le levier de la création d’emplois et permettrait de considérablement favoriser le champ de l’innovation grâce notamment à la multitude d’opportunités permises par la valorisation et le réemploi. D’autant plus que la traduction environnementale de la mise en place d’un processus de réduction des volumes de déchets carbone conforterait le Maroc dans son rôle de locomotive de tout le continent africain sur le volet de la transition écologique.

Le Maroc et la France entretiennent des liens étroits dans bien des domaines et il y a fort à parier que ces deux nations pourront s’auto-alimenter dans l’élaboration d’un plan de traitement des déchets composites dont on ne répétera jamais assez combien ils sont nocifs pour notre planète.

C’est en tout cas le souhait exprimé par le réseau Recycling Carbon. L’inauguration de la première ligne TGV d’Afrique reliant les villes de Tanger et de Casablanca, qui aura lieu le 15 novembre prochain en présence du Roi Mohamed VI et du Président de la République, Emmanuel Macron, démontre la puissance de la collaboration des deux pays, animés par des valeurs de progrès, sur des projets d’avenir.

Nous savons que l’industrie ferroviaire fonde tous ses modèles de développement sur l’usage de la fibre de carbone.

Là aussi, le rattachement à un écosystème harmonieux et cohérent sera déterminant pour que le Maroc devienne précurseur dans la valorisation des déchets carbone. Nous sommes peut-être au début tournant industriel et environnemental.

Ce qui fait du Maroc, un pays à observer de près.

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